UN SAUNA AVEC UNE COPINE
Par pascale payrard le dimanche 27 janvier 2008, 08:28 - MES PASSIONS, MES PLAISIRS - Lien permanent

Un samedi soir. En hiver. Il fait déjà nuit et encore froid.
La semaine de boulot, la chaleur dans la voiture, le silence de la forêt qu'on traverse, le claquement des graviers sous les pneus quand on arrive dans l'ALLEE nous ensuquent et nous bercent.
Parcequ'il fait froid, on court du parking jusqu'à l'entrée; et là, soudain, ce calme et cette odeur de bien-être qui nous envahissent nous mettent le rose aux joues, nous ennivrent: on ne sait déjà plus dans quel pays on est; on s'en fout.
Faut dire que c'est notre endroit pansement: c'est là qu'on partage nos tristesses quand il nous arrive des coups durs; c'est ici qu'on se ressource quand on est fatiguées; mais on y a aussi un lourd passé de fous-rires!
Je reconnais la lueur taquine qui vient clignoter dans l'oeil de la copine qui sort de sa léthargie et je galope jusqu'au labyrinthe de ces vestiaires où on s'amuse toujours à se perdre.
Le vaste bassin rond illuminé, entouré de baies vitrées n'attendait évidemment que nous. Il fait nuit, il n'y a pratiquement personne.
Et on enchaîne nage, papotages dans les bulles chaudes, hammam, douches froides, chaudes, pisicne encore, sauna... (Pourquoi faut-il qu'il y en ait toujours une qui se jette sur le jet d'eau gelée pour arroser l'autre?)
Nous y avons aussi notre passage dit difficile: la salle de repos! Ui, où parceque Justement c'est une salle de repos , on n'a pas envie de se reposer! Et où parcequ'on n'a pas le droit de parler, on chuchote; et à force de murmurer on a la voix qui mue; et chuchoter des fous-rire, c'est une épreuve terrible!
Ma copine avait oublié que dans cette salle il faut porter un maillot.
Moi, je m'enduisais tranquillement de ces crèmes-délire de filles, quand soudain, la porte battante s'ouvre sans aucune discrétion et je la découvre nue dans l'encadrement, qui prenait une pose de danseuse de saloon et faisait un show de bête de scène, avec en léger fond sonore, quelques revues que les vrais respectueux de l'endroit laissaient choir, partagés de sentiments divers.
Le moment qu'il lui a fallut pour comprendre l'abhération de la situation a été merveilleux.
On peut pleurer de rire pour rien. Et l'ivresse que nous procure ce genre d'endroit n'arrange pas les choses!
Un sauna, une amie pour partager tout ça, c'est aussi plonger dans une adolescence heureuse et croire qu'on a encore 20 ans.
Et en sortant, on pourrait bouffer le monde entier!










Commentaires
Joli billet qui nous rapelle qu'on peut prendre soin de soi et que le rire et l'amitié sont deux très bonnes choses! :)
Véronique: qu'est ce qui fait que quand on clique sur ton nom, le serveur est introuvable? à bientôt!
Le rire pour un rien je connais, et c'est éreintant !! :)))