Pour être de bonne humeur le matin, rien ne vaut un bon coup de poing!

Etait-il vraiment nécessaire, non, sérieusement, que je fasse 1000 km en une journée et claquasse 150€ en frais de déplacement pour m'entendre dire en fin d'entretien RH que finalement, le poste pour lequel j'avais été convoquée avait subit quelques modifications et que donc, je ne pouvais plus guère y prétendre?

Le 1er entretien d'usage qui avait été téléphonique il y a un mois avait justement permis de reformuler les missions et secteurs géographiques du poste ainsi que tout le reste.

Alors? On fait se déplacer un chômeur dont le nom va devenir un logo pour "entretiens bidons", qui a roulé 5h dans le brouillard matinal, 5 autres dans la pluie vespérale et pleuré à chaque péage, pour se taper le one man show d'un primate avant la pause déjeuner?

(Ui, je sais, Pôlette apporte sa contribution si on passe par la SNCF; mais je préfère être libre et là n'est pas le sujet).

Si comme on le prétend, l'homme descend du singe, je vais croire encore longtemps que les RH ne savent descendre que les marches de la cantine.

Ce qu'il faut retenir: avant d'accepter un déplacement penser à vérifier que votre interlocuteur a bien compris ce qu'il cherche et que sa proposition n'a pas changé en cours de route.

Et à l'issue d'un entretien-carton rouge, penser à lui suggérer un bilan de compétences, un psy, un atelier collage ou un taxi pour Tobrouck.

Car si "2 intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche", moi, je suis les tontons dans le désert et je fais en sorte que chacun de mes pas ait un but.

Faut arrêter de m'emmerder maintenant.